Les recettes de contributions acceptent en général relativement facilement des plans de paiement de 6 mois, voire 12 mois. Les receveurs veulent absolument éviter l’accumulation des impôts d’année en année. Il faut savoir, pour comprendre un peu la rigidité des recettes de contributions, que le receveur est responsable sur ses biens personnels des sommes qui sont dues à l’État. La politique de l’autruche, ici encore plus qu’ailleurs, est la pire des réactions à une dette d’impôt. Le fisc n’oublie jamais et les chances de passer à travers les mailles du filet sont tellement minimes qu’il vaut mieux ne pas s’y risquer. Au contraire au plus tôt on prendra contact avec la recette au plus on augmentera ses chances d’obtenir un accord.
Pas d’accord
Et s’il n’y a pas d’accord ? Demandez à rencontrer le receveur et lui démontrer que la situation financière ne permet pas de rembourser plus que proposé (apporter les éléments qui détaillent cette affirmation :preuves de revenus, extraits de compte bancaire, contrat de bail, factures, …). Faire une proposition concrète s’il y accord et en demander la confirmation écrite. S’il n’y a pas d’accord, il faut confirmer par écrit la proposition faite par le contribuable et commencer les paiements proposés (cela ne règle pas le problème mais démontre la bonne volonté).
Situation difficile
La situation s’envenime : plan de paiement non respecté ou malgré le plan de paiements le receveur continue ses poursuites ou insolvabilité… Que va-t-il se passer ? Il y a de fortes chances que le dossier soit transmis à un huissier de justice, mais c’est le receveur des contributions qui reste l’interlocuteur pour la négociation : tout est à redire, à refaire, il faut renégocier.
Autre mesure que peut prendre le receveur : la saisie sur compte bancaire. Le receveur demande à l’agence bancaire du contribuable de saisir la partie saisissable des sommes présentes sur le(s) compte(s). Les comptes seront alors bloqués pendant une quinzaine de jours par tes sur le(s) compte(s). Les comptes seront alors bloqués pendant une quinzaine de jours par la banque pour des raisons administratives. Cette mesure est moins souvent utilisée par les deux recettes de contributions de Schaerbeek que le recours à un huissier.
La surséance indéfinie à l’impôt
Si la situation financière est particulièrement difficile, il faut demander une surséance indéfinie à l’impôt, c’est-à-dire suspendre la procédure de récupération durant une période indéfinie. Celle-ci est à introduire à l’aide d’un
formulaire auprès du directeur régional de recouvrement des contributions directes. Elle ne concerne que les impôts des personnes physiques et depuis mi 2007 la surséance est aussi possible pour la TVA. Cette mesure exclut d’avoir bénéficié de la surséance durant les cinq années précédentes.
Il faut en outre respecter les éventuelles conditions fixées par le directeur régional.
Attention, il faut être conscient que si la surséance est demandée aujourd’hui, la personne ne pourra plus la demander pendant les cinq années à venir. D’autre part, le directeur régional a la possibilité d’imposer un plan de paiement.
La Taxe de circulation
La plupart des informations ci-dessus sont également valables pour la taxe de circulation si ce n’est qu’il faut considérer cette taxe comme étant un impôt prévisible (le contribuable sait que s’il immatricule un véhicule il devra payer une taxe). Le receveur qui a en charge la récupération sera dès lors moins collaborant pour octroyer des délais de paiement, surtout si le contribuable garde son véhicule.
A savoir : tant que la plaque d’immatriculation du véhicule reste en circulation une taxe sera émise. Il est donc impératif en cas de perte ou de vol d’en faire la déclaration à la police et d’apporter le pv à la DIV qui procèdera à la radiation de la plaque. Il en va de même en cas d’abandon du véhicule (vente, dépôt à la décharge, …) la plaque officielle doit être récupérée et rapportée à la DIV.