Guide de l'accompagnant social schaerbeekois

40 thèmes pour un mieux être schaerbeekois

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Le crédit à la consommation
Les crédits
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peuvent être tentants.
Chaque formule est adaptée à des besoins spécifiques, mais souvent le risque est grand de ne pas pouvoir faire face à ses obligations.

La carte de crédit
Il s’agit en général d’une ouverture de crédit, c’est-à-dire qu’une somme déterminée est mise à disposition du client. Celui-ci peut y puiser librement. Le client doit rembourser un montant mensuel minimum déterminé. C’est un crédit très souple mais pour lequel les taux d’intérêt sont très élevés. En outre, comme le client a la possibilité de réutiliser les montants remboursés, il risque de s’endetter de manière permanente.
Le prêt à la consommation
Il s’agit d’une somme d’argent déterminée prêtée, soit par une banque soit par une société de crédit, pour l’achat d’une voiture, de meubles, pour la réalisation de travaux, pour partir en vacances, …

Le contrat de prêt prévoit également un TAEG (taux annuel effectif global) et en conséquence une mensualité fixe durant une période déterminée. Son avantage par rapport à l’ouverture de crédit est que l’on connaît la date de fin de l’endettement. Le TAEG est en général moins élevé que pour une carte de crédit.
À savoir
– Le prêt personnel est toujours à préférer à une carte de crédit. L’épargne est encore mieux !

– Si une personne rencontre des problèmes dans sa gestion financière et envisage le crédit
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, il vaut mieux en discuter d’abord avec un spécialiste. Vous pouvez vous faire conseiller par un service de médiation de dette
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ou par un service juridique
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. En outre, il existe un service de défense des consommateurs qui peut conseiller : le CRIOC.

– Envisager l’ouverture de crédit ou un prêt pour régler un problème de dettes est une mauvaise solution car elle coûte cher et si l’on n'arrive pas à rembourser une dette il n’y a aucune raison de réussir à payer son crédit.

– Avant de souscrire à un crédit il faut toujours faire son budget, prévoir les rentrées financières (mensuelles, annuelles, …) ainsi que toutes les dépenses (mensuelles, périodiques, annuelles, …), car le créancier lui, va, en général, se contenter de calculer le « taux d’endettement » de son client, c’est-à-dire le rapport entre les revenus et certaines dépenses (logement et autres prêts). Il ne va pas s’intéresser aux autres frais (santé, transports, alimentation, éducation, …).

– La carte de crédit est un service bancaire payant.

– L’accord du crédit est en général soumis à la prise d’une assurance, donc à des frais supplémentaires. Il est utile de lire les conditions avant de l’accepter.

– Après avoir signé une offre de crédit le client a 7 jours pour renoncer.

Regrouper ses crédits
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et prêts est aussi une mauvaise solution car la durée du remboursement est plus longue, le montant des intérêts à payer est donc plus élevé (même si le taux est plus bas).

– Un aval est demandé : attention danger, cela veut dire que le créancier estime qu’il a besoin de garantie pour octroyer le prêt ou le crédit parce qu’il pense qu’il y a un risque que son client n’arrive pas à assumer les remboursements. Dans ces conditions accepter de signer comme aval (garant, caution) est risqué. Un conseil : refusez toujours de signer comme caution, l’argent et l’amitié font rarement bon ménage.

– Autre garantie que pourrait demander le créancier est l’hypothèque sur la maison, dans le cadre d’un prêt hypothécaire elle est logique et obligatoire. Dans le cadre d’un prêt ou d’un crédit elle est très dangereuse pour le bien immobilier du débiteur.
Voir aussi les fiches suivantes
Conseils
La loi sur le crédit à la consommation interdit la publicité qui incite
au regroupement des crédits ou à la centralisation des dettes.
Les services de médiation de dettes:





La liste complète de services de médiation de dettes se trouve sur le Site du Grepa:  www.grepa.be 
Le prêt et le crédit sont régit par la loi sur le crédit à la consommation.
On parle donc de crédit pour un prêt et une ouverture de crédit (ou carte de crédit).
Vous avez besoin de contracter absolument un crédit mais vous avez des petits revenus? Adressez-vous au CREDAL, le crédit social accompagné.

 www.credal.be 
Questions spécifiques
Tout va mal, je n’arrive plus à payer mon prêt ou mon crédit ! Que faire ?
Plusieurs choses à savoir :

  • Privilégiez toujours vos besoins vitaux, effectuez en priorité les paiements qui vous permettent de vivre normalement (logement, énergie, alimentation, santé, école, …). Vous avez le DROIT de vivre une vie conforme à la dignité humaine.

  • Ne promettez pas des paiements mensuels si vous savez que vous n’y arriverez pas.

  • Ne cédez pas à la pression des sociétés financières et des sociétés de recouvrement. Leurs employés sont formés pour vous faire peur par des menaces de saisies, de gros problèmes, de fichage à la Banque nationale, … Avant de céder, demandez rapidement un conseil aux spécialistes !

  • Mis à part les cas de fraudes, une société de recouvrement ou une société financière, va très rarement devant le juge pour réclamer son dû, la saisie de vos meubles est donc impossible (celle-ci ne peut se faire que sur base d’un jugement).

  • Si votre prêt doit prendre fin dans peu de temps, essayez de tenir le coup jusqu’au bout, vu que, ne plus payer va évidemment engager des frais et intérêts de retard élevés. Vous pouvez également négocier une prolongation de votre prêt afin que les mensualités pèsent moins lourd dans votre budget.

  • Effectuer des petits paiements à la place des mensualités ne va pas empêcher le passage au contentieux. Cette pratique retarde le moment possible d’une renégociation de montant et augmente les frais.

  • Lorsque le contrat est dénoncé (c’est-à-dire que le banquier vous informe et informe la Banque nationale que vous n’avez pas respecté les termes du contrat), plusieurs mesures seront prises par votre créancier : le fichage à la Banque nationale, le calcul de l’indemnité forfaitaire (en général une pénalité de 10 % du montant que vous devez en principal), la tentative de saisie de vos revenus (à des conditions strictes fi xées par la loi) et la fixation du taux d’intérêt de retard (fonction du TAEG et de la loi). Cette dénonciation a l’avantage de permettre une renégociation du montant mensuel à rembourser. De plus, lorsque vous remboursez après la dénonciation, tous les paiements que vous effectuerez seront d’abord affectés au principal. Les intérêts seront en conséquence moins importants et plus vites apurés.
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