L’activation du comportement de recherche d’emploi, c’est l’ensemble des actions entreprises par l’Onem à l’égard du chômeur en vue d’évaluer les efforts qu’il fait pour chercher du travail. L’objectif est avant tout de suivre activement le chômeur et le soutenir dans sa recherche d’un emploi et non de le sanctionner si ses recherches sont infructueuses.
Les personnes concernées par cette activation sont des chômeurs avec une durée de chômage de 15 mois et plus.
Ce plan a commencé en juillet 2004 par la convocation des chômeurs de moins de 30 ans. Il s’est étendu aux chômeurs de moins de 40 ans en juillet 2005 et aux chômeurs de moins de 50 ans en juillet 2006.
Procédure de l’activation du comportement de recherche d’emploi
Le chômeur est invité à
un premier entretien avec le facilitateur, après 15 mois de chômage (s’il est âgé de moins de 25 ans) ou après 21 mois de chômage (s’il est âgé de 25 ans ou plus). Ce premier entretien a pour but d’évaluer les efforts consentis par le chômeur pour chercher du travail pendant les 12 mois qui précèdent l'entretien. Les efforts sont évalués en tenant compte de la situation personnelle du chômeur et de la situation du marché de l’emploi. Si ses efforts sont suffisants, un nouvel entretien aura lieu 16 mois plus tard.
Si les efforts sont insuffisants ou inadaptés, un plan d’action (prendre contact avec Actiris, consulter les offres d’emploi, solliciter des employeurs, …) est proposé au chômeur pour les 4 mois qui suivent et il lui est demandé de s’engager à mener les actions attendues.
Un deuxième entretien a lieu 4 mois plus tard, pour évaluer si le chômeur a respecté son plan d’action. Si c’est le cas, un nouvel entretien aura lieu 12 mois plus tard.
Si le chômeur n’a pas respecté son plan d’action, il encourt une sanction limitée et temporaire (pendant 4 mois maximum) : soit une réduction du montant de l’allocation de chômage, soit une suspension du paiement des allocations. En outre, le chômeur doit à nouveau s’engager à mener les actions prévues dans un nouveau plan d’action (plus intensif) qui lui est proposé pour les 4 mois suivants.
Le troisième entretien a lieu 4 mois plus tard. Si le chômeur a respecté son deuxième plan d’action, il retrouve le bénéfice de ses allocations complètes et un nouvel entretien aura lieu 12 mois plus tard. Si, au contraire, le chômeur n’a pas respecté son plan d’action, il peut être exclu du bénéfice des allocations. Toutefois, s’il s’agit d’un chômeur qui bénéficie d’allocations de chômage comme chef de ménage ou isolé ou comme cohabitant dont les revenus du ménage sont peu élevés, cette exclusion est précédée d’une période de 6 mois pendant laquelle le chômeur continue à percevoir une allocation réduite équivalente au revenu d’intégration sociale.
À chaque stade de la procédure, le chômeur peut être accompagné par une personne de son choix (lors du premier entretien) ou être assisté d’un avocat ou d’un délégué syndical (lors du deuxième et du troisième entretien).
Le chômeur sanctionné peut introduire un recours devant la Commission administrative nationale et devant les
tribunaux du travail. L’exclusion peut être supprimée si le chômeur travaille un minimum de 12 mois.