Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les sociétés sans drogue n’existent pas. Dans toute collectivité humaine, il y a toujours eu des personnes qui consomment de la drogue pour des raisons religieuses, thérapeutiques ou sociales.
On peut distinguer trois approches dans
l’aide aux toxicomanes.
- La réduction des risques et la prévention
La réduction des risques est une stratégie pragmatique, dénuée de tout jugement moral, basée sur le respect et la responsabilisation des usagers.
Cette politique consiste à rendre accessible l’information sur les risques et la manière de les réduire et, au-delà, à procurer aux personnes concernées des outils pratiques tels que matériel stérile d’injection, préservatifs, analyse scientifique de substances, traitements de substitution.
- L’accompagnement et l’orientation
C’est l’accueil des usagers de drogues, de leur famille ou de leur entourage. Il s’agit d’accompagner la demande du consultant et d’assurer le suivi individuel et/ou familial. Une guidance psychosociale et administrative est également proposée.
- Les soins
Il s’agit de poser un diagnostic et d’assurer les traitements. Ceux-ci intègrent les aspects médicaux, psychiatriques et psychologiques. Ils visent à assurer le mieux-être, ce qui n’implique pas nécessairement le sevrage. Le service associe au traitement du patient, avec l’accord de celui-ci, le médecin généraliste désigné par le patient et, dans la mesure du possible, tous les professionnels extérieurs à l’équipe du service, susceptibles de contribuer au traitement.
- La loi
Les drogues ne sont pas égales devant la loi : certaines sont licites et d’autres pas. Les consommateurs de drogues illicites s’exposent donc à des poursuites pénales.
Contrairement à ce que croient certains, la détention de cannabis est toujours illégale.
La directive entrée en vigueur en février 2005 considère que la détention, par un majeur de cannabis pour un usage personnel (maximum trois grammes) doit constituer le degré le plus bas de la politique des poursuites. Sauf circonstances aggravantes ou trouble de l’ordre public.
Malgré cette faible priorité, un procès-verbal sera systématiquement dressé pour toute constatation de détention de cannabis. En effet, la directive abandonne la notion d’enregistrement anonyme. Si les quantités découvertes sont inférieures à trois grammes, les PV seront « simplifiés ». Ils seront transmis une fois par mois au parquet. Dans le cadre du PV simplifié, il n’y a pas de saisie du cannabis.