Guide de l'accompagnant social schaerbeekois

40 thèmes pour un mieux être schaerbeekois

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Les assuétudes
Esclave, accro, passionné, aficionado…
Les termes sont parfois limités pour définir ce qui nous empêche d’être nous-mêmes.

La toxicomanie
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les sociétés sans drogue n’existent pas. Dans toute collectivité humaine, il y a toujours eu des personnes qui consomment de la drogue pour des raisons religieuses, thérapeutiques ou sociales.

On peut distinguer trois approches dans l’aide aux toxicomanes
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- La réduction des risques et la prévention

La réduction des risques est une stratégie pragmatique, dénuée de tout jugement moral, basée sur le respect et la responsabilisation des usagers.

Cette politique consiste à rendre accessible l’information sur les risques et la manière de les réduire et, au-delà, à procurer aux personnes concernées des outils pratiques tels que matériel stérile d’injection, préservatifs, analyse scientifique de substances, traitements de substitution.

- L’accompagnement et l’orientation

C’est l’accueil des usagers de drogues, de leur famille ou de leur entourage. Il s’agit d’accompagner la demande du consultant et d’assurer le suivi individuel et/ou familial. Une guidance psychosociale et administrative est également proposée.

- Les soins

Il s’agit de poser un diagnostic et d’assurer les traitements. Ceux-ci intègrent les aspects médicaux, psychiatriques et psychologiques. Ils visent à assurer le mieux-être, ce qui n’implique pas nécessairement le sevrage. Le service associe au traitement du patient, avec l’accord de celui-ci, le médecin généraliste désigné par le patient et, dans la mesure du possible, tous les professionnels extérieurs à l’équipe du service, susceptibles de contribuer au traitement.

- La loi

Les drogues ne sont pas égales devant la loi : certaines sont licites et d’autres pas. Les consommateurs de drogues illicites s’exposent donc à des poursuites pénales.

Contrairement à ce que croient certains, la détention de cannabis est toujours illégale.
La directive entrée en vigueur en février 2005 considère que la détention, par un majeur de cannabis pour un usage personnel (maximum trois grammes) doit constituer le degré le plus bas de la politique des poursuites. Sauf circonstances aggravantes ou trouble de l’ordre public.

Malgré cette faible priorité, un procès-verbal sera systématiquement dressé pour toute constatation de détention de cannabis. En effet, la directive abandonne la notion d’enregistrement anonyme. Si les quantités découvertes sont inférieures à trois grammes, les PV seront « simplifiés ». Ils seront transmis une fois par mois au parquet. Dans le cadre du PV simplifié, il n’y a pas de saisie du cannabis.
La dépendance à l’alcool
Définir l’alcoolisme reste difficile. On doit tenir compte de multiples facteurs, car cette maladie implique un individu avec son corps, sa psychologie, son contexte de vie et un produit qui interfère sur ces trois plans. En fin de compte, la nomenclature psychiatrique retiendra deux diagnostics : l’abus d’alcool, dès lors qu’il entraîne des handicaps du fonctionnement personnel, familial et social et la dépendance à l’alcool avec l’apparition d’une tolérance au produit (nécessité d’augmenter les doses pour obtenir le même effet) et d’un syndrome de sevrage. Ces deux phénomènes signent la perte de contrôle de la consommation.

Des solutions d'aide existent
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La dépendance au jeu
Près de 100 000 Belges souffrent d’une assuétude au jeu et 20 % d’entre eux sont totalement dépendants. En moyenne, deux personnes par jour sont hospitalisées pour une dépendance au jeu. Contrairement à l’alcool et à certaines drogues, le jeu provoque une accoutumance uniquement psychique. Elle s’installe progressivement et est difficilement soignée. Il est toutefois possible de stabiliser cette assuétude au moyen de thérapies individuelles ou de groupes d’entraide
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. Mais l’abstinence seule empêche les personnes atteintes de rechuter car un joueur compulsif n’aura jamais un comportement équilibré face au jeu.

En matière de prévention
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, la meilleure méthode consiste à informer les joueurs potentiels et à leur démontrer qu’il est mathématiquement impossible de maîtriser le hasard et que l’habileté n’a aucun effet sur les jeux automatiques.
L’emprise sectaire
Selon Jean-Marie Abgrall, un psychiatre auteur de plusieurs livres sur le phénomène sectaire, « comme un toxicomane se trouve assujetti à une drogue licite ou illicite, l’adepte l’est à un système de pensée dont il devient dépendant […] Dans le cas de l’adepte, il se produit une accoutumance progressive à une conduite rituelle et à un langage […] La dépendance consiste en la destruction progressive des systèmes de référence habituels. »

Des aides existent
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Sources
Conseils
Pour un accompagnement psychosocial et des soins


Les associations d’entraide

Associations reprises dans nos annuaires :


En matière d’information, des brochures sur plusieurs produits (cannabis, héroïne, ecstasy, hallucinogènes, alcool, médicaments, cocaïne, poppers…)
sont disponibles chez Infor-Drogues

La liste des institutions actives en accompagnement et soins est disponible
sur  www.theseas.be .
Thérapies et groupes d'entraide

La prévention

Pour se faire interdire l’accès aux casinos et salles de jeux : Commission des jeux de hasard 02 504 00 40
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